Biographie

De Battipaglia à Gênes et à la Toscane, d’une galerie à Prato à la peinture : l’histoire de Patrizio Landolfi et de la fragmentation chromatique, racontée par lui-même.

Patrizio Landolfi

Né à Battipaglia (Salerne) en 54, je me suis installé à Gênes en 68 et, après avoir erré entre Rome et Milan, je suis arrivé en 1980 en Toscane, où je vis toujours. La couleur et la peinture : j’ai toujours eu des liens avec les artistes et avec le monde de l’art, son histoire et ses musées. Cette condition a éveillé en moi un vif intérêt pour le langage artistique.

En 2001, avec des amis, j’ai ouvert une galerie à Prato et, quelques années plus tard, inspiré de plus en plus par les merveilles et les émotions que suscitaient des œuvres d’une beauté extraordinaire, j’ai décidé, guidé par mes intuitions, de m’engager. D’en faire partie et de transmettre à mon tour sur la toile ces sensations que j’ai éprouvées et que j’éprouve, en lisant et en puisant dans les pages de la vie, où les joies et les peines rythment le passage du temps, ces compositions, ces couleurs qui, ne serait-ce qu’un instant, peuvent capter l’attention et nous transporter dans un monde différent, parfois onirique, où les sensations peuvent être multiples : des œuvres ouvertes, qui ne renferment pas de visions statiques, mais qui laissent place à plusieurs interprétations et sensations.

Le chemin que j’ai entrepris à travers l’étude de la couleur, qui renferme en elle-même une grande force, a fait que, par la fragmentation, cette force, ce dynamisme puissent se libérer et manifester dans leur essence toute leur énergie, toute leur lumière !

La fragmentation chromatique

Patrizio Landolfi commence sa recherche expérimentale au début des années quatre-vingt en revisitant certains des chemins artistiques de la Renaissance à nos jours, en s’inspirant en particulier des grands thèmes traversés au XXe siècle.

L’abstraction est le langage qu’il privilégie. La liberté d’expression et la possibilité de se mouvoir sans limites de temps ni d’espace l’ont conduit à franchir la frontière du fini, en fragmentant la composition de ses sujets. L’artiste travaille par strates qui se manifestent finalement comme des mosaïques réalisées à partir d’une palette particulièrement étendue. Les fragments sont souvent parcourus de canaux qui enrichissent les œuvres d’un aspect tridimensionnel. L’enchantement de la couleur dévoile en outre des vérités cachées au premier regard.

Veronica Caciolli, historienne de l’art

Patrizio Landolfi, « Astratto 73 »

À l’atelier

La critique

Chaque fragment est à la fois l’instant qui clôt une vie et le moment où elle prend naissance ; c’est l’instinct et la raison.

Caterina Pacenti

L’abstraction est le langage qu’il privilégie. La liberté d’expression et la possibilité de se mouvoir sans limites de temps ni d’espace l’ont conduit à franchir la frontière du fini.

Veronica Caciolli, historienne de l’art

Tes tableaux exaltent la matière, consumée par le temps […] un message d’éternité universelle, commun à toutes les cultures.

William Tode

Des toiles qui frappent le regard du spectateur par leur fraîcheur et leur dépouillement.

Adnkronos, 2006